Démarche
Le cercle, le centre, la couleur.
Une peinture qui ne représente pas le monde, qui en propose une expérience.
Le mandala, terme sanskrit, est d'abord une figure : un cercle, un point, une rosace. Mais c'est aussi un outil de méditation, partagé par les traditions hindoue, bouddhiste, soufie et chrétienne. Pour Claire Duval, peindre un mandala n'est pas illustrer une idée. C'est l'éprouver, plan par plan, depuis la circonférence jusqu'au centre.
Chaque tableau commence par une orientation : nord, sud, est, ouest. La symétrie n'est pas un décor, elle organise l'espace mental. Les couleurs ne sont pas posées pour être belles, elles sont accordées comme on accorde un instrument. Le centre n'est pas peint en dernier : il est présent dès le premier geste.
Travailler sur bois plutôt que sur toile n'est pas un détail. Le bois a déjà sa propre vibration, ses veines, son grain. La peinture s'y dépose avec moins de gestation que sur la toile, comme si la matière accueillait le motif. Le panneau de bois est lui-même un objet, presque un mobilier de méditation.
“ La loi du monde est le mouvement, celle du centre l'immobilité. Notre vie est une perpétuelle danse autour du milieu. ”